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Le bilan des activités menées dans le cadre du projet de collaboration entre la Direction Générale des Forêt et le Programme des Nations Unies pour le développement en Algérie (PNUD) sur l’« Elaboration d’une stratégie nationale et d’un cadre juridique et institutionnel sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation et connaissances traditionnelles en ligne avec la convention sur la diversité biologique et son Protocole de Nagoya en Algérie » (APA), a été présenté lors de l’atelier organisé les 26 et 27 janvier 2020.

Selon le Directeur Général des Forêts présent lors de l’ouverture de l’Atelier : « l’Algérie est en passe d’achever l’élaboration du cadre juridique pour la protection de ses ressources génétiques et biologiques d’ici fin 2020......et dès la finalisation du cadre juridique, il sera exigé pour la sortie de tout produit génétique, biologique ou culturel du pays, l’obtention d’un visa et l’approbation des scientifiques et techniciens. »

Les produits biologiques et génétiques algériens étaient auparavant exportés sans aucun contrôle ni protocole de traçabilité et se vendaient comme des produits étrangers. L’entrée en vigueur du cadre juridique mettra fin à de telles pratiques. Le produit algérien gardera le label algérien quel que soit le pays de destination et ceci garantira au pays des recettes conséquentes.

Pour sa part, Mme Blerta Aliko, Représentante résidente du PNUD en Algérie a affirmé que « l’Algérie est le 3ème pays signataire du protocole de Nagoya en 2011 et que l’Algérie a démontré sa grande volonté politique et intérêt à apporter une soutien institutionnel à ce programme international qui constitue un acquis pour l’ONU et pour l’économie nationale » avant d’ajouter : «  Nous avons accompli un grand travail de préparation et actuellement nous somme arrivés à la phase de l’élaboration du cadre juridique en vue de l’exécution du programme.»

« Les laboratoires nationaux s'attèlent à présent à la classification des ressources biologiques et génétiques », a indiqué la directrice nationale du projet, vice-directrice de la propriété et de la police forestière à la DGF, Assia Azzi, faisant état de l'élaboration de plus de onze (11) études en ce sens.

Il s'agit de trois (3) études sur les ressources génétiques marines, trois (3) autres sur les ressources génétiques agroalimentaires et trois (3) sur les micro-organismes, une (1) étude sur les animaux, sauvages et domestiques, ainsi qu'une (1) autre sur les ressources génétiques forestières (RGF) et des plantes médicinales et aromatiques. Des études sur les connaissances traditionnelles liées aux ressources génétiques et sur la propriété intellectuelle seront lancées au courant de cette année, a-t-elle fait savoir.

Elle a ajouté, dans ce sens que, « la DGF se penche sur l'élaboration d'une cartographie nationale des différents acteurs intervenants en matière de gestion et d'exploitation des ressources biologiques et génétiques ainsi que tous les représentants des secteurs publics et privés.  Parmi ces secteurs figurent l'agriculture, les finances, le commerce, la culture, l'industrie et l'environnement, en sus des corps de sécurité concernés par le contrôle des frontières, à savoir la Gendarmerie nationale, la Police et les Douanes, chacun en ce qui le concerne ».

Pour rappel, le Protocole de Nagoya sur l'Accès aux ressources génétiques et le Partage juste et équitable des Avantages (APA) découlant de leur utilisation et des connaissances traditionnelles associées a été adopté par la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique lors de sa dixième réunion le 29 octobre 2010 à Nagoya, au Japon.

A ce jour, le protocole compte 123 pays parties et 92 signataires. L’Algérie a été parmi les premiers pays signataires, mais n’a pas encore ratifié le protocole, ayant fait le choix préalable de définir et mettre en place un cadre juridique et institutionnel national.

Dans ce contexte, le Ministère de l’Agriculture, du développement rural a lancé le projet APA-Algérie avec l’appui du PNUD et du Fonds pour l’Environnement Mondial. Le Fonds pour l’environnement mondiale (GEF) a apporté à ce projet un soutien financier à hauteur de 1,9 million de dollars en plus de l'accompagnement technique du PNUD et des moyens matériels, humains et logistiques fournis par les secteurs parties prenantes.

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