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Rapports "Suivi des OMD"
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Les Objectifs du Millénaire pour le Développement
L'Algérie était parmi les 189 pays qui avaient adopté la Déclaration du Millénaire en septembre 2000 à l'issue du Sommet du Millénaire qui a réuni les chefs d’Etat du monde entier à l’invitation du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sont issus des actions et cibles contenues dans la Déclaration : il s’agit de huit objectifs à atteindre d’ici 2015 afin de répondre aux principaux challenges de développement dans le Monde.
L’Algérie est très active dans les forums multilatéraux tels que le G77 et la Ligue arabe. Lors du lancement du Rapport mondial sur le développement humain 2006 à Johannesburg en Afrique du Sud, les pays du G77 ont réitéré leur appel à la communauté internationale pour que les Etats membres honorent leur engagement en faveur des OMD pour les pays en développement. Les pays du G77 ont aussi souligné la nécessité d’un partenariat mondial pour le développement tel qu’il est détaillé dans l’OMD 8. La Ligue Arabe et les Nations Unies (et plus spécifiquement le PNUD) ont émis conjointement la « Déclaration arabe des OMD » pour la mise en œuvre du Programme arabe pour les OMD, ciblant tout particulièrement le chômage des jeunes.
Des Plans et Stratégies nationales pour atteindre les OMD ont été lancé depuis 2000 particulièrement la Stratégie Nationale pour la lutte contre Pauvreté et Exclusion, ainsi que le plan National pour Renouvellement Rural. Le PNUD a appuyé la volonté algérienne de mieux suivre le développement dans un angle d’analyse territoriale avec la publication de la Carte de la pauvreté en Algérie en 2001 et du Rapport national sur le développement humain 2007. La relance par l’investissement vigoureuse correspond à cet effort, tel qu’illustré par le Plan de soutien complémentaire à la croissance ainsi que la dernière Loi de finances 2009, tous deux axés particulièrement sur le développement des Hauts Plateaux et du Sud.
Les huit Objectifs du Millénaire pour le
Développement constituent un ensemble d’objectifs de réduction de la
pauvreté clairement définis, réunissant l’adhésion la plus large. Ils
représentent aujourd’hui la base même de la politique de développement
international dans le cadre d’un partenariat mondial dont la finalité
est de réduire la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir la paix, le
respect des droits de l’homme, l’égalité des sexes et la durabilité
environnementale. Ce partenariat mondial nécessite de la part des pays en développement la mise en place de stratégies nationales pour l’atteinte des OMD, associées à des systèmes rigoureux et transparents de gouvernance; il nécessite de la part des pays développés des efforts accrus en matière d’aide au développement et d’amélioration des règles du commerce international.
Par ailleurs, l’Algérie se situe dans un
contexte de développement particulier : tout d’abord depuis le
recouvrement de la souveraineté en 1962, les autorités nationales ont
accompli un effort immense en termes d’amélioration des conditions de
vie des Algériennes et des Algériens. Depuis cette date, l’éducation
tout comme la santé de la population ont connu des progrès énormes et la
place relativement privilégiée du pays par rapport aux OMD en témoigne.
Les OMD sont un cadre modulable et doivent refléter des problématiques
propres à chaque pays : le Gouvernement algérien travaille à
l’appropriation nationale des OMD et à la définition d’Objectifs
spécifiquement algériens de développement, initiative auquel le PNUD
apporte son appui.
Cible 1 : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1USD par jour.
Cible 2 : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim.
Durant les dernières années, grâce à la reprise de la croissance économique, la pauvreté extrême a pratiquement disparu en Algérie. En utilisant le ratio de un dollar/jour PPA, la proportion de personnes vivant en grande pauvreté est passée de 1,9% en 1988 à 0.8% en 2000 avec un taux négligeable pour 2004. Si l’on utilise le seuil de deux dollars/jour, la proportion de pauvres aurait diminué de près de moitié entre 2000 et 2004, passant de 12,1% à 6,8% puis à 1,6% en 2004.
Cependant, certains indicateurs sociaux restent préoccupants. L’inflation mondiale des prix des denrées alimentaires de base a touché l’Algérie en 2008 (9,3% pour le premier semestre 2008, source : CNES). La facture alimentaire nationale serait passée de plus de 4 milliards USD à plus de 7 milliards USD en 2008. Malgré les progrès réalisés, le taux de chômage parmi les jeunes et les nouveaux entrants sur le marché du travail reste élevé. Selon la Banque mondiale, le ratio population/emploi pour les 15-24 ans aurait été de 33% en 2007.
Le niveau d’intermédiation bancaire reste faible en Algérie. Les dispositifs actuels d’accès au financement et la longueur des délais d’obtention de crédits (chiffres de la Banque mondiale) ont motivé une réforme du secteur financier pour lequel le PNUD apporte un appui.
En outre, les données désagrégées ont révélé certains écarts existant entre les milieux et les régions, qui reflètent des disparités en matière d’accessibilité et de qualité des services sociaux : ceci est reflété par les OMD 4 et 5 particulièrement et sous-tend la volonté des autorités d’identifier et éradiquer les « poches de pauvreté » restantes. Celles-ci se situent dans les zones rurales et les périphéries des grandes villes. Néanmoins, le système actuel de suivi de la pauvreté et d’évaluation des politiques publiques en la matière a montré ses limites : le Gouvernement souhaite procéder à une amélioration de ce système et le PNUD apporte son soutien par un travail sur les concepts et mesures de la pauvreté en Algérie.
Le PNUD Algérie contribue à la réalisation de l’OMD 1 au travers de son portefeuille de projets pour la réduction de la pauvreté et le développement humain et soutient le Gouvernement dans sa volonté de réformes pour une croissance riche en emploi ainsi que pour l’amélioration des conditions de vie et l’augmentation des revenus des habitants des localités isolées.
Cible 3 : Assurer qu’en 2015, les filles comme les garçons pourront compléter un cursus d’éducation primaire complet.
L’Algérie a pratiquement réalisé l’objectif de scolarisation primaire de l’ensemble des enfants, fruit de la politique volontariste menée depuis 1962. Pour l’année 2006, le taux net de scolarisation a atteint 97,7% dont 99% pour les garçons et 94% pour les filles. Pour 2004, 95,3% des filles et 96,8% des garçons avaient complété leur cursus scolaire obligatoire. Pour la même période, 94,1% des hommes et 86,1% des femmes de 15 à 24 ans étaient alphabétisés.
Le Rapport national sur le développement humain a fait apparaître les déséquilibres régionaux résiduels en termes d’alphabétisation, notamment des filles, mais pas exclusivement. Ainsi, le taux d’analphabétisme global dans les Hauts-Plateaux a été évalué à 40,2% en 2006. Le Rapport a aussi fait apparaître certains déséquilibres régionaux résiduels et marginaux en termes d’accès des filles à l’enseignement primaire tout comme de capacité des garçons à terminer leurs études, vu le déséquilibre en faveur des filles dans le secondaire et le supérieur (plus de 1,3 pour 1 garçon à l’échelle nationale).
Grâce aux politiques menées, tout indique que l’objectif devrait être atteint avant 2015, avec cependant un léger décalage dans le temps pour les filles. Le PNUD Algérie contribue à répondre aux besoins d’éducation et de formation de la jeunesse algérienne au travers de son portefeuille de projets pour la réduction de la pauvreté et le développement humain. Dans le cadre du système des Nations Unies, il faut également mentionner l’action de l’UNICEF et celle de l'UNESCO.
Cible 4 : Eliminer les disparités de genre dans l’éducation primaire et secondaire, de préférence en 2005, et dans tous les niveaux éducatifs en 2015.
L’évolution de la situation des femmes en Algérie a été marquée par des progrès considérables et un engagement politique soutenu en faveur de la consolidation de leurs droits, illustré dernièrement par l’amendement constitutionnel adopté par le Parlement le 12 novembre 2008. Par ailleurs, la récente révision des Codes de la famille et de la nationalité constitue une avancée certaine et a fait l’objet d’une campagne de sensibilisation du Ministère de la Justice, appuyé par le PNUD.
S’il n’existe pas de discrimination formelle à l’encontre des femmes de nature à limiter leur accès aux services publics, aux ressources ou à la responsabilité, ce sont certaines pratiques socioculturelles qui constituent les principaux obstacles à l'égalité dans les rapports de genre. En ce qui concerne l’éducation, l’égalité est pratiquement acquise : au niveau du primaire la parité est toujours en faveur des garçons mais de très peu. Dans le secondaire et le supérieur, les filles sont largement majoritaires. L’indice de niveau d’instruction (indice associé à l’indice de développement humain) enregistre un décalage entre les sexes de 0.112 en 2006 ainsi qu’une diminution continue depuis 1985 du fait de l’équilibre grandissant en termes de parités filles/garçons dans l’éducation primaire et au collège.
En revanche, la participation des femmes à la vie économique et à la prise de décision a enregistré des performances moins importantes. La proportion de femmes au sein de la population active reste faible, avec un taux d’activité féminin de l’ordre de 15%.
Les femmes ne contribuent au PIB qu’à hauteur de 17% (2006) et le revenu par tête des femmes est six fois moins élevé que celui des hommes pour la même année. A noter que ces chiffres ne tiennent pas compte de la contribution importante et non comptabilisée au foyer et à l’éducation des enfants.
En outre, la représentation politique des femmes au sein du Gouvernement ou du Parlement n’a pas progressé : les membres de l’Assemblée populaire nationale comptent 7,7% de femmes parmi leurs membres, une augmentation d’un point de pourcentage par rapport à la précédente législature. Au Conseil de la Nation, la proportion est de 2,8%. La part des femmes parmi les fonctionnaires nommés par décret a diminué de 3% en 1995 à moins de 1% en 2006 (Rapport national sur le développement humain 2007). Le Gouvernement prépare des réformes suite à la révision constitutionnelle de 2008 afin de renforcer l’exercice effectif des droits politiques des femmes.
Même si l’ensemble des projets du PNUD sont sensibles à la question du genre, c’est surtout au travers de son portefeuille de projets pour la consolidation de la gouvernance que le PNUD Algérie agit pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Au sein de la famille des Nations Unies, l’action du PNUD est coordonnée avec celle de l’UNFPA et de l’UNIFEM. En outre, un programme conjoint des Nations Unies regroupant le BIT, ONUSIDA, le PNUD, l’UNFPA, l’UNICEF, l’ONUDI et l’UNIFEM et financé par le Fonds global PNUD/Espagne pour l’atteinte des OMD vise l’autonomisation des femmes.
Cible 5 : Réduire de deux-tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de 5 ans).
L’Algérie a fait des progrès remarquables dans l’allongement de la durée de vie : l’espérance de vie en 2006 était de 75,7 ans en 2006, une augmentation de 2,3 années par rapport à 2002. Ceci témoigne naturellement des efforts importants accomplis dans le domaine de la santé publique. Même dans une lecture au niveau des territoires, exercice réalisé dans le cadre du Rapport national sur le développement humain (RNDH) publié par le CNES avec le soutien du PNUD, les différences sont relativement peu importantes. En effet, l’espérance de vie la plus basse est constatée dans le Sahara et la Wilaya de Djelfa et atteint 74,5 ans. Etant donné les avancées dans le domaine de la longévité et les recommandations faites par l’OMS, le PNUD adhère à la volonté des systèmes de suivi et d’évaluation nationaux de se focaliser non plus seulement sur une vie longue, mais sur une vie longue et en bonne santé, à la recherche notamment des maladies chroniques qui affectent les pays à revenu intermédiaire ou élevé.
Cette longévité acquise contraste avec les performances relativement moins soutenues en termes de mortalité infantile. La baisse du taux de mortalité infantile est notable entre 2002 et 2006, passant de 31,2 pour mille naissances vivantes à 26,9‰. Néanmoins, la lecture territoriale du taux fait apparaître la persistance d’inégalités spatiales et donc d’accès aux services de santé maternelle et néo-natales. En effet, entre 2002 et 2006, le taux en question est passé de 18,4‰ à 17,2‰ dans la Wilaya d’Alger, alors qu’il est passé de 36,5‰ à 31,4‰ pour les mêmes années dans le Sahara et la Wilaya de Djelfa et de 36,4‰ à 30,9‰ dans le découpage dit « Intérieur Ouest ». L’atteinte de l’OMD 4 en 2015 est donc conditionnée par les particularités géographiques et spatiales de l’Algérie : l’accès aux soins spécialisés est rendu plus difficile par la distance, l’isolement et l’éparpillement de certaines populations. En termes de suivi, les autorités nationales envisagent un travail supplémentaire sur l’enregistrement et la classification des cas de mortalité infantile précoce (néo-natale), afin de mieux cibler les actions à mener, tout comme de détecter toute possibilité de sous-estimation du phénomène, qui reste préoccupant et dont les évolutions ces dernières années ont été en deçà des attentes nationales. Dans le cadre du système des Nations Unies, l’action des autorités nationales en matière de réduction de la mortalité infantile est particulièrement appuyée par l’OMS et de l’UNICEF.
Cible 6 : Réduire de deux-tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle.
La mortalité maternelle et périnatale continue de constituer un problème majeur de santé publique en Algérie. Malgré les efforts consentis depuis les années 70 en matière de santé de la mère et de l’enfant, et la diminution constante des taux de mortalité maternelle et néonatale, ces derniers restent anormalement élevés. On a observé en 2004 99,5 décès pour 100.000 naissances vivantes et 92,6 pour 100.000 naissances vivantes en 2006, alors que 95,3% des accouchements se déroulent en milieu assisté. Les décès maternels constituent à eux seuls 10% de l’ensemble des décès des femmes âgées de 15 à 49 ans.
Ils sont également caractérisés par de grandes disparités régionales. A titre d’exemple, le taux de mortalité maternelle atteint 230 pour 100.000 à Adrar, avec un indicateur de soins post-natals par du personnel qualifié très disparate selon les régions : à Alger, il était de 46,3% en 2006 pour 20,6% dans le Sud et la Wilaya de Djelfa. De même dans cette dernière strate, 14,7% des naissances de déroulent sans assistance par du personnel qualifié, alors que le taux est de 0% à Alger. 21,6% des grossesses dans cette strate ne bénéficient d’aucun soin prénatal, alors que le taux est de 1,3% à Alger.
Dans le cadre du système des Nations Unies, l’OMS et l’UNICEF contribuent aux programmes visant à la réduction de la mortalité maternelle. Ces deux agences et le Système des Nations Unies en Algérie ont appuyé le Ministère de la Santé et l’OMS dans la publication de l’étude MICS 3 en 2006 : celle-ci a permis un suivi amélioré des indicateurs liés aux OMD 4 et 5 et donc à la condition de la femme en général. L’étude contient toutes les informations citées précédemment à l’échelle des wilayas. Par ailleurs, Le PNUD et les autorités nationales travaillent de concert pour un dialogue statistique entre les bases de données nationales et onusiennes pour que les indicateurs relatifs aux OMD 4 et 5 se rapprochent.
Cible 7 : Arrêter d’ici 2015 la propagation du VH/SIDA et entamer sa réduction.
Cible 8 : Arrêter d’ici 2015 et entamer la réduction de l’incidence la malaria et d’autres maladies infectieuses.
Malgré l’insuffisance du système de surveillance des IST/VIH/SIDA, tous les indicateurs témoignent d’une tendance à la hausse de l’épidémie à VIH. Selon les estimations de l’ONUSIDA et de l’OMS, la séro-prévalence de l'infection au VIH chez l'adulte en Algérie serait de 0.1%, ce qui indiquerait qu’environ 9.500 personnes vivent avec le VIH/SIDA. L’analyse de la notification des cas de VIH/SIDA, bien qu’insuffisante, indique que le risque d’une flambée épidémique n’est pas à écarter en raison d’indices favorables à savoir, la mise en évidence d’une transmission locale (43,08% des cas), le mode de contamination hétérosexuel prédominant (40,63%) et l’accroissement continue du nombre de femmes séropositives.
Les résultats globaux des enquêtes de séro-surveillance sentinelle, réalisées en 2000 au niveau de cinq villes importantes, montrent que l’infection s’est propagée dans la wilaya de Tamanrasset et que certaines travailleuses du sexe sont infectées dans les wilayas d’Oran (1.70%) et de Tamanrasset (2 femmes sur 20 séropositives d’origine algérienne), confirmant que le travail du sexe reste un des déterminants majeurs de l’infection à VIH. Le PNUD Algérie joue un rôle actif dans la lutte contre le VIH/SIDA en collaboration avec les agences du système des Nations Unies et avec l’appui de l'ONUSIDA.
L’Algérie a mené un combat constant contre la malaria et les autres maladies infectieuses. Sur les 117 cas déclarés de malaria en Algérie en 2006, 112 étaient importés : le nombre de cas algériens est donc négligeable, avec une diminution importante sur la durée (ils étaient de 63 en 2000). La lutte contre la tuberculose reste en revanche un problème : on constate une augmentation quasi-constante entre 2000 et 2006 du nombre de cas, passant de 17827 au total à 20594, avec le nombre de cas importés restant stable, autour de 8000. Ceci correspond bien sûr à l’évolution de la maladie et sa résistance croissante aux traitements, mais n’en constitue pas moins un sujet de préoccupation grandissante.
Cible 9 : intégrer dans les politiques et programmes nationaux les principes de développement durable et enrayer la perte de ressources environnementales.
Cible 10 : Diminuer de moitié, d’ici 2015, la proportion de personnes sans accès durable à une eau potable sûre et sans accès sanitaire de base.
La protection de l’environnement et la prévention des catastrophes naturelles constituent des défis importants pour le développement du pays. On constate une certaine érosion de la biodiversité et une raréfaction des ressources hydriques. Le cadre de vie, notamment en milieu urbain, est marqué par une maîtrise insuffisante de l’habitat et par des problèmes de pollution. Les risques de catastrophes naturelles restent élevés d’une manière générale et la forte concentration des populations et des activités sur le littoral contribue à y renforcer les facteurs de risques naturels et industriels. L’Algérie a ratifié les conventions internationales sur l’environnement et aménage progressivement son cadre législatif pour répondre aux engagements pris.
Le Sahara, zone désertique, représente la majorité du territoire Algérien et présente des contraintes et des défis spécifiques lies à la modulation des modes de vies aux aléas de la variabilité climatique. Cependant, le mode de vie et les espèces Sahariennes, adaptées depuis des millénaires à des conditions climatiques extrêmes constituent un réservoir de connaissances et de ressources qui pourraient appuyer l’évolution des modes de vie au regard des impacts du changement climatique. La région des hauts plateaux constitue une charnière entre le Sahara et la région du Nord au climat plus doux ; la tendance actuelle de stérilisation et de perte des sols fertiles devra être contrée afin de
Ces défis sont aggraves par les impacts du changement climatique, l’Algérie faisant partie d’une région considérée comme les plus sensibles. C’est pourquoi toute intervention, dans le domaine de l’environnement ou autre, devra prendre en compte les scenarii climatiques et intégrer des approches d’atténuation et d’adaptation aux impacts du changement climatique.
Des stratégies effectives de gestion de l’environnement et des ressources naturelles sont développées. L’Algérie met également en place les mécanismes nécessaires pour mieux gérer les risques naturels, industriels ou technologiques auxquels elle se trouve confrontée. Le PNUD Algérie contribue à la mise en œuvre des conventions internationales relatives à la conservation de la biodiversité, aux changements climatiques et à la lutte contre la désertification ainsi qu’au suivi du Protocole de Kyoto. Le PNUD est aussi actif en matière de gestion des risques et de prévention des catastrophes naturelles. Les projets de coopération du PNUD en appui à la réalisation de l’OMD 7 sont présentés de manière détaillée dans les domaines de coopération Énergie et Environnement et Prévention des catastrophes naturelles.
Cible 12 : Suppléer au développement d’un système financier et d’échange ouvert, basé sur des règles, prévisible et non discriminatoire (incluant des engagements en termes de bonne gouvernance, de développement et de réduction de la pauvreté, à la fois au plan national et international).
Cible 13 : Confronter les besoins particuliers des Pays les Moins Avancés (PMA) (incluant l’accès libre de tarifs et quotas pour les exportations des PMA, un programme amélioré de réduction de la dette pour les pays pauvres fortement endettés, l’annulation de la dette officielle bilatérale et une assistance de développement officielle plus généreuse pour les pays qui s’engagent pour le réduction de la pauvreté.
Cible 14 : Confronter les besoins particuliers des pays en développement enclaves et des Etats en développement qui sont de petites îles.
Cible 15: Régler de manière générale le problème de la dette pour les pays en développement à travers des mesures nationales et internationales afin de rendre la dette soutenable à long terme.
Les OMD ne seront atteint que par la mise en place d’un partenariat mondial pour le développement, au sein de chaque pays et entre les pays. L’Algérie, par son expérience importante dans l’atteinte des OMD et en tant que pays à revenu intermédiaire, bénéficie d’un acquis d’expérience extrêmement utile pour les pays moins avancées dans sa région environnante, ainsi qu’à l’échelle mondiale. La coopération Sud-Sud sera donc un axe important de son action pour le développement dans les années à venir. La mise en place d’un Observatoire des OMD à l’échelle du Continent africain à Alger par le CNES et l’Université des Nations Unies sera un élément important dans cette contribution.
Le PNUD, avec les autres agences du système des Nations Unies en Algérie œuvre pour la promotion des OMD auprès des décideurs et de la population. Le PNUD appuie le réseau national des ONG pour les OMD. Le PNUD a également noué des partenariats avec des coopérations internationales: le Royaume de Belgique, le Canada, la Suisse et des compagnies privées: Anadarko, Gaz de France et Statoil. En outre, le PNUD participe au suivi des OMD au niveau national. Ainsi le PNUD a contribué à la préparation du premier Rapport national sur les OMD, publié en 2005 par le Gouvernement algérien.
Le Commissariat au Plan et le Système des Nations Unies mettent en place la base de données pour les OMD Devinfo, qui permettra un accès lisible et problématisé des indicateurs OMD tout comme une réflexion sur leur élaboration. Le PNUD soutient le CNES dans son analyse annuelle des problématiques de développement humain en Algérie par la publication du Rapport national sur le développement humain (RNDH).
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Les indicateurs en Algérie
Statistiques concernant l'Algérie- Rapport sur le developpement humain duPNUD
Indice du developpemt humain pour l'Algérie
Statistiques de la Bamque Mondiale concernant l'Algérie
Statistiques de l'Unicef concernant l'Algérie
Profile pays et ressources de l'Algérie sur Eldis
Cartographie des indicateurs
Carte de la pauvreté en Algérie
Carte des OMd sur le Moniteur des OMD
La carte de l'indice du développement humain
La carte de la Banque Mondiale
OMD sur Atlas (Banque mondiale) Initiatives spéciales
Évènements24 et 25 janvier 2009: Forum des Femmes politiques arabes
STATOIL Finance des activites à Tinerkouk et Timimoun dans le cadre du projet "route des Ksour" 30 juillet 2008: Lancement du Rapport national sur le Développement Humain 2007, Alger
15 février 2007: Lancement du Rapport national sur le Développement Humain 2006, Alger
09 juillet 2007 : Lancement du Rapport 2007 sur les OMD
Gaz de France apporte un soutien financier au développement local des régions du sud, Alger
17 octobre 2007: Journée mondiale pour l’éradication de la pauvreté «Debout contre la Pauvreté, Debout pour les OMD»
17-21 octobre 2006: Le PNUD participe au développement des régions du sud, Charouine
Atelier de restitution des résultats de "L’étude d'affinement de la carte de la pauvreté", Alger
30 octobre 2007: Le Forum des chefs d'entreprises se mobilise dans la lutte contre le VIH SIDA
29 octobre 2007: Initiative législative pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH-SIDA
Les joueurs de l’équipe nationale de football signant l’engagement pour la promotion des OMD
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