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Ils ont dit ...
"...d’une façon ou d’une autre, nous vivons tous avec le sida. Nous sommes tous affectés par la maladie. Nous partageons tous la responsabilité de réagir..."
(Ban-Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies, le 21 mai 2007 lors d'une allocution devant l'Assemblée Générale des Nations Unies)
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Le VIH/SIDA en Algérie
L’information disponible montre que l’infection à VIH continue à se propager, depuis que le premier cas a été détecté en décembre 1985. Au 31 septembre 2006, le nombre cumulé de cas est de 2092 séropositifs (il était de 1317 au 31 décembre 2002) et de 740 cas de SIDA (il était de 571 au 31 décembre 2002). L’adulte jeune, entre 25 et 39 ans, est le plus touché. Le sexe ratio qui était de 5,1 au début de l’épidémie, est passé à 1,01 aujourd’hui. La prévalence de l’infection à VIH était estimée par OMS/ ONUSIDA, à partir des données disponibles, à 0,1% en 2004.
La majorité des infections est due aux rapports sexuels non protégés. La consommation de drogues injectables semble être un facteur de risque de plus en plus important, bien que le nombre de cas enregistrés soit stationnaire depuis 2001. La transmission mère- enfant est en légère augmentation avec 9 nouveaux cas enregistrés entre le 1 janvier et le 31 septembre 2006. Avec l’institution du dépistage systématique du VIH chez les donneurs de sang, la transmission par voie sanguine est pratiquement enrayée.
En 2004, l’Algérie était classée parmi les pays à épidémie peu active. Actuellement, les données épidémiologiques peuvent appuyer l’hypothèse d’une épidémie concentrée dans certains groupes de population et dans certaines régions géographiques.
Ainsi près de 3% en 2000 et 4% en 2004 de l’ensemble des professionnelles du sexe dépistées, sont testées positives au VIH. Toutefois, la séropositivité dans cette population à risque n’est pas distribuée de manière homogène sur le territoire algérien. Une séroprévalence de 9% a été retrouvée en 2000, aussi bien qu’en 2004, parmi les professionnelles du sexe enquêtées à Tamanrasset. Une prévalence de 10% a été retrouvée dans la wilaya de Saida (dans l’Oranie) pour ce même groupe.
Au nord du pays, une enquête sur les connaissances des usagers problématiques de drogues (qui incluait 50% de consommateurs de drogues injectables parmi les 285 participants) a révélé que 11% des personnes interrogées à Alger, ayant accès au dépistage, confirmaient être infectées par le VIH. Cette même enquête a démontré le lien entre l’usage problématique de drogues (UPD), les rapports sexuels rémunérés (44% des UPD enquêtés) et les rapports sexuels non protégés (61% des UPD).
Les patients qui se font traiter pour une IST constituent une population sentinelle, qui permet d’évaluer le taux d’infection chez les personnes ayant des rapports sexuels non protégés, avec des partenaires à haut risque. La distribution géographique de la prévalence des IST est confirmée par la surveillance sentinelle du VIH. Ainsi, 1,26% en 2000 et de 1,24% en 2004 des patients consultant pour des IST à Tamanrasset, étaient séropositifs au VIH. Cette prévalence est, comparativement, plus élevée que sur les autres sites sentinelles où elle est de moins de 1%.
Le groupe des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes demeure très mal connu. Cependant, les données de la notification du Laboratoire National de Référence montrent qu’ils représentent prés de 6,5% des sujets au stade SIDA et 2,2% des sujets séropositifs.
L’Algérie est particulièrement sensible au risque migratoire, en raison de sa situation géographique et de l’accroissement important des flux migratoires vers le nord, essentiellement clandestins, des populations sub-sahariennes. Les migrants sont des groupes à risques qui cumulent isolement, précarité et conditions de vie très précaires. Leur approche est difficile car leur situation irrégulière leur fait craindre d’être appréhendés et reconduits à la frontière. Leur profil, qui se dégage des enquêtes menées, montre en majorité des jeunes, entre 20 et 29 ans, de sexe masculin (seulement 20% de femmes), d’un niveau d’éducation élevé, puisque près de la moitié auraient dépassé le niveau du baccalauréat.
Les détenus représentent environ 40.000 personnes, jeunes, particulièrement vulnérables. L’enquête de 2005 a montré que 76 des 285 UPD enquêtés, ont séjourné en prison et, que parmi ces 76 incarcérés, 51 y ont consommé de la drogue, 7 l’ont injecté dont 3 ont partagé une seringue.
Ainsi, si les données ci-dessus citées étaient confirmées par des enquêtes de surveillance sentinelle à plus grande échelle, l’Algérie ferait probablement partie des pays à épidémie concentrée. L’infrastructure de surveillance épidémiologique par sites sentinelles n’est pas suffisante, actuellement, pour déterminer de manière fiable l’état de l’épidémie dans le pays. Des enquêtes, validant les données, devront confirmer ces prévalences élevées dans les deux groupes de population les plus à risques : les professionnelles du sexe et les consommateurs de drogues injectables.
La séroprévalence du VIH dans la population générale peut être appréciée à partir des résultats du dépistage du VIH parmi les dons du sang et chez les femmes fréquentant les services de soins prénatals. Chez ces dernières, la prévalence est de 0,1%. La ville de Tamanrasset présente le taux le plus élevé de séropositivité chez les femmes enceintes (0,7% en 2004 et 0,9% en 2000). Chez les donneurs de sang, la prévalence du VIH était de 0,01%, en 2002 et en 2004.
Les déterminants de la vulnérabilité restent toujours le travail du sexe multiforme, la faible utilisation du préservatif, la migration, la consommation de drogues injectables, la défaillance de l’hygiène hospitalière et les conditions socio-économiques précaires. Mais, les deux éléments structurels qui vont contribuer à l’accélération de la propagation de l’épidémie, sont un environnement socio-économique défavorable favorisant l’émergence des comportements à risques parmi les groupes de population en situation de vulnérabilité et la position géographique de l’Algérie à l’interface de deux continents particulièrement touchés (l’Europe méditerranéenne au nord et l’Afrique subsaharienne au sud).
L’Algérie a adhéré à tous les engagements internationaux de lutte contre le SIDA. Son engagement au niveau national a permis la mise en oeuvre d’une politique cohérente de lutte contre les IST et le VIH/SIDA, qui s’intègre dans la volonté politique du gouvernement algérien de décentraliser le système national de santé.
La multisectorialité du CNLS constitue un atout et une force dans la lutte contre le VIH/SIDA, en permettant aux différents ministères et secteurs institutionnels (Education, Santé, Affaires religieuses, Défense nationale, Jeunesse et Sports, Justice, Travail, Emploi et Sécurité sociale, Solidarité nationale, Culture, Communication, Postes et Télécommunications, Transports, etc.) de jouer leurs rôles.
Ces deux dernières années ont vu une accélération des activités de prévention et d’information, d’éducation et de communication (IEC) des différents secteurs, grâce, surtout, au financement du Fonds Mondial. Ces actions ciblent les groupes vulnérables, plus particulièrement, les jeunes, les détenus, les enfants scolarisés et les femmes. Les secteurs de la communication (radio, télévision, presse) et des affaires religieuses sont impliqués dans le programme. Cependant, il conviendrait de standardiser les messages avec une réelle stratégie de communication.
La société civile de mieux en mieux organisée joue un rôle de plus en plus important, active et s’implique de plus en plus. Son rôle est d’autant plus important que ses actions sont complémentaires de celles des secteurs institutionnels en particulier, pour toutes les actions de proximité auprès des groupes vulnérables.
Les acteurs, qu’ils soient institutionnels ou associatifs, ont amélioré leurs interventions de prise en charge thérapeutique et psychosociale auprès des personnes vivant avec le VIH (PVIH), qu’il s’agisse de ressortissants nationaux des plus démunis ou de personnes migrantes originaires des pays voisins d’Afrique subsaharienne. Malgré des avancées importantes en matière de traitement, il existe toujours des disparités régionales entre les centres de référence. Des pénuries en produits de santé restent, malheureusement, encore trop fréquentes. De plus, l’absence de stratégie de prise en charge psychosociale laisse les PVIH démunies.
L’institutionnalisation, en cours, du CNLS devrait renforcer sa mission de planification et de coordination. Le Plan Stratégique National (PNS) 2002-2006 vient d’être évalué. L’élaboration du PNS 2007-2011 en cours, avec le renforcement du système d’information est la prochaine étape prioritaire car l’Algérie ne dispose pas encore de données épidémiologiques et comportementales suffisantes ni d’indicateurs de ressources, de résultats et d’impact comparables dans le temps.
3. Le Programme Commun du système des Nations Unies en appui à la réponse nationale au VIH/SIDA
En octobre 2007, Le Système des Nations Unies en Algérie a approuvé un Programme commun en appui à la réponse nationale. Le PNUD est un acteur important de ce programme, conformément à la division du travail retenue entre les agences. La formulation du Programme commun a suivi cinq principes directeurs :
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Événements
30 Octobre 2007: Le Forum des chefs d'entreprises se mobilise dans la lutte contre le VIH SIDA
29-31 Octobre 2007:
Du 2 au 5 juillet 2007: Séminaire régional HARPAS "Renforcer le rôle des leaders religieux en réponse au HIV-SIDA"
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