Discours du Docteur Mourad Wahba Sous-Secrétaire Général, Assistant Administrateur, Directeur Régional du PNUD pour les Etats Arabes lors de la Conférence Internationale sur la Promotion de la Participation Politique de la Femme

17 mars 2018

Son Excellence M. Tayeb Louh, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Représentant de Son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République

Leurs Excellences les ministres de l'Intérieur et des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et des Energies Renouvelables, de l’Education Nationale.

Mesdames et Messieurs, les femmes parlementaires algériennes et arabes,

Excellences Ambassadeurs et membres des missions diplomatiques,

Distingués invités,

Permettez-moi de commencer aujourd'hui par exprimer ma gratitude pour votre aimable invitation afin de pouvoir participer à cette conférence, qui met la lumière sur l’une des plus importantes priorités en matière de réforme et de développement durable, à savoir la promotion de la participation politique des femmes.

Si j’avais à choisir je n’aurais pas choisi un autre endroit ou un autre moment que cet endroit et ce moment que cette importante conférence.

En ce mois de chaque année, de nombreux pays du monde entier célèbrent les réalisations des femmes et leurs valeureuses contributions dans les divers domaines de la vie, et c’est pour cette raison que ces mêmes pays ont choisi, à travers l'Organisation des Nations Unies, le huitième jour comme un jour spécial aux femmes, en respect et en reconnaissance à leurs réalisations dans les différents domaines : économique, politique et social, et en reconnaissance à leur lutte pour atteindre l'équité et l'égalité des droits.

Je voudrais saisir cette occasion pour présenter le message du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à l’occasion de la Journée internationale de la femme qui a eu lieu un peu plus tôt ce mois-ci où il cite : « L'autonomisation des femmes est au cœur du plan de développement durable pour l'année 2030, et les progrès réalisés pour l'approche des objectifs de développement durable est synonyme de progrès pour les femmes et les filles au niveau mondial. Cette initiative novatrice récemment lancée par les Nations Unies et la communauté européenne concentrera ses efforts afin d’éliminer toute forme de violence à l’égard des femmes et des filles, constituant ainsi la base pour atteindre l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ».

Et je ne peux passer outre ce qu’a déclaré l’Administrateur du PNUD lors de son discours pour la même occasion : « Le temps est venu de renforcer la participation politique des femmes, et que les femmes ne fassent plus que 23,5% des membres des parlements au niveau mondial. » « Le temps est venu d'éliminer la violence à l’égard des femmes et es filles, il y a quarante-neuf pays où il n'y a pas de lois protégeant les femmes contre la violence domestique, et dans trente-sept autres pays, les auteurs de viols ne comparaissent pas devant un tribunal s’ils sont mariés avec la victime ou s’ils se marient avec elle plus tard "

Notre réunion d’aujourd’hui en Algérie, dont la lutte pour l’indépendance a inspiré le monde entier, démontre le leadership de ce pays en matière de soutien au combat de la femme pour une participation effective dans les affaires publiques, en particulier dans l’action politique en tant qu’élue ou candidate. L’Algérie a toujours été à l’avant-garde, en étant le premier pays arabe qui a dépassé le

seuil de 30% de représentativité féminine au parlement et qui est considéré par les intellectuelles internationales comme « seuil critique » pour la participation active des femmes à la prise de décision.

En Algérie, le PNUD coopère étroitement avec le gouvernement pour soutenir ses politiques progressistes afin de promouvoir l'égalité des sexes, sur la base de résultat obtenu dans les premiers stades de la coopération dans ce domaine, où il continuera à souternir les efforts visant à renforcer la participation pleine et effective des femmes à l'Assemblée populaire nationale d'Algérie , ainsi qu'au niveau local, et de renforcer les cadres juridiques, économiques et sociaux qui assurent l'égalité des femmes avec les hommes dans l'accès à des postes de prise de décision, à la poursuite de l'autonomisation sociale, économique et politique de toutes les femmes et filles en Algérie et d'augmenter leurs chances d'une d’accéder à une vie meilleure.

 

Mesdames et messieurs,

« L'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles » est l'un des principes directeurs du plan 2030 et une condition préalable à la réalisation de tous les autres objectifs.

C’est pour cette raison que les Nations Unies place l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes et des filles, l'autonomisation des femmes, la réalisation de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, en particulier pour accroître la participation politique des femmes, parmi les priorités les plus importantes. L'Assemblée générale des Nations Unies a encouragé les États membres à éliminer les pratiques discriminatoires pouvant entraver la participation politique des femmes, et a sollicité différents organismes des Nations Unies pour promouvoir les droits des femmes et leur participation égale dans la sphère politique.

A cet effet, le sujet de la Conférence d’aujourd’hui revêt toute son importance pour nous le Programme de développement des Nations Unies, et le Groupe des Nations Unies, que j'ai l'honneur de présider au niveau régional, où nous nous activons principalement à soutenir les efforts des pays afin d’intégrer les droits des femmes dans leurs stratégies nationales de développement, d'assurer la représentation des voix des femmes dans le discours national général, de soutenir la participation des femmes au processus démocratique, et d'accélérer le rythme des réformes législatives, électorales et judiciaires qui favorisent la participation des femmes dans la sphère publique et de garantir leurs droits et la protection, en droit et en pratique.

À cet égard, nous nous attendons à ce que l’Algérie soit en avant garde dans sa contribution pour la promotion de la participation des femmes dans la sphère politique au niveau de l'ensemble de la région arabe, mais aussi au-delà des frontières de la région, pionnier dans la promotion des femmes, en particulier dans l'autonomisation politique, qui n’aurait pu être réalisé sans l'adoption par les pouvoirs publics d’un amendement constitutionnel éclairé en 2008, confirmé dans l'article 35 de la Constitution, engageant l'État à prendre les mesures nécessaires pour promouvoir la participation des femmes aux instances élues, suivi en 2012 par une législation audacieuse et des mécanismes juridiques pour traduire cet engagement sur le terrain par l'application allouée au système de quotas.

Voilà pourquoi nous avons entrepris une recherche approfondie au niveau de la région arabe, dont l'Algérie, pour mieux comprendre les obstacles qui empêchent la participation des femmes de manière efficace à la prise de décision dans la sphère publique et dans la sphère politique en particulier, pour former une base de connaissances afin d’y construire sur ses bases nos actions pour soutenir les efforts nationaux qui vise à mieux faire face à de tels obstacles et à concevoir les mécanismes et les outils nécessaires pour parvenir au développement durable dans notre région arabe.

Mesdames et messieurs,

Je vous souhaite une conférence fructueuse qui atteigne ses objectifs ambitieux et ses nobles objectifs. Merci pour votre bonne écoute.

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