Discours de Mme Cristina Amaral, Coordonnatrice Résidente du SNU et Représentante résidente du PNUD en Algérie lors de la Conférence Internationale sur le Forum des Femmes Parlementaires

14 juin 2015

Mme Cristina Amaral, Coordonnatrice Résidente du SNU et Représentante résidente du PNUD lors de son Discours à l'Ouverture de la Rencontre Internationale ©Nassima Benzitouni

Excellence Monsieur Ould Khelifa, Président de l'Assemblée Populaire Nationale
Mesdames les Vices Présidentes Deroua et Belatoui

Sa Majesté  Gusti Kanjent Ratu Hemas Reine de la principauté de Yogyakarta
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Membres des Missions Diplomatiques
Excellences Mesdames et Messieurs les Représentants du Ministre des Affaires Etrangères
Honorables Parlementaires
Femmes Leaders
Distingués Invités
Mesdames et Messieurs

Je voudrais tout d'abord remercier le Parlement algérien d'accueillir cette importante rencontre internationale, de grande envergure, afin d'apprendre, d'échanger nos points vue, nos expériences et nos défis, pour, qu'à la fin, nous partagions nos rêves communs pour une meilleure représentativité de la femme dans la vie publique au niveau mondial.

 

Le Système des Nations Unies en Algérie, à travers ses deux agences ONU Femmes et le PNUD, est très honoré d'être associé à cet important évènement organisé conjointement avec l'Assemblée Populaire Nationale et le concours précieux du Ministère des Affaires Etrangères. Au nom des Nations Unies en Algérie, je voudrais exprimer notre fort engagement à continuer à travailler avec le Parlement et le Gouvernement pour la promotion de l'égalité des genres, notamment apporter l'appui et l'expertise demandée en vue de renforcer les efforts de l'Algérie pour une représentation effective et durable des femmes dans les assemblées élues.

 


Cette conférence fait suite à celle organisée par le Parlement algérien et le Système des Nations Unies sur le thème de la participation politique des femmes en Décembre 2013 pour la mise en œuvre des recommandations de la Déclaration d'Alger issues de cette conférence.

 

La participation des Présidentes des Commissions et Forum de femmes de l'Indonésie, du Sénégal, de l’Espagne, du Brésil, du Rwanda et des Parlementaires et femmes leaders de la Tunisie, du Maroc, de la Jordanie, de l’Egypte et de la Finlande, est le témoignage de l'importance du sujet.

Cette conférence s'inscrit sous le signe de la durabilité et de l'effectivité, et représente une opportunité pour nous tous pour se doter collectivement d'outils et de concrétiser un plan d'action permettant le suivi des réalisations effectives du droit des femmes pour une représentativité équitable dans les assemblées élues comme recommandé par la Déclaration d’Alger.

Cette rencontre devrait aboutir à poser les premiers jalons visant la création d'un forum régional de femmes parlementaires de la région Moyen Orient et Afrique du Nord et de l’Afrique.

Le Système des Nations Unies, en l'occurrence ONU Femmes et le PNUD, dont un des domaines communs prioritaires est celui de promouvoir le leadership et la participation politique des femmes, a depuis longtemps appuyé en Algérie, des initiatives institutionnelles et de la société civile allant dans ce sens. Son appui, notamment technique, au Parlement dans la construction de cette seconde étape s'inscrit dans cette continuité.

 

En coopération avec les institutions nationales, l'ONU en Algérie a travaillé et a plaidé pour une meilleure participation et représentation politique des femmes. A travers plusieurs projets, nous avons essayé de partager et de s'inspirer des bonnes pratiques de pays leaders dans ce domaine par exemple en organisant un voyage d'études en Norvège et en encourageant la création d'un forum des femmes parlementaires.


A travers le monde, les Nations Unies appuient les efforts nationaux pour une participation politique effective des femmes et visent à faire à la fois des élections locales et nationales libres et équitables pour les femmes ; Appuyer les organisations féminines de la société civile pour faire avancer les intérêts des femmes, Renforcer la responsabilité pour les droits des femmes dans les institutions publiques, appuyer les femmes leaders en politiques à élargir leur influence. De plus, le rôle des femmes dans le processus démocratique est soulignée dans la résolution de l'Assemblée générale de 2011 sur la participation politique des femmes ( A/RES/66/130 ) qui réaffirme « que la participation active des femmes , sur un pied d'égalité avec les hommes, à tous les niveaux de prise de décision, est essentielle à la réalisation de l'égalité , le développement durable , la paix et la démocratie ". Les droits politiques, économiques, sociaux et culturels des femmes sont partie des droits de l'Homme.

Malgré leur présence forte et active comme électrices, candidates, partisanes, observatrices, volontaires ainsi que dans d'autres domaines où la femme joue un rôle durant les élections, leur participation reste limitée. Comme les facteurs limitant, les facteurs porteurs mériteraient d'être respectivement traitées et soutenues. Dans les élections parlementaires suivant le système de tête de listes des parties, par exemple, rarement une femme arrive en tête d'un parti, sans compter tous les autres défis auxquels une femme doit faire face en tant qu'individu ou candidate indépendante. Le défi peut être attribué au schéma du système électoral, institutionnel, ou au système de manière plus large, en somme tout ce qui n'amène pas une femme à exercer son droit totale comme citoyenne, et ce sont sur ces questions que nous allons réfléchir aujourd'hui.

La moyenne mondiale de la représentation de la femme au Parlement est de 21.3 % selon les statistiques de l'Union Parlementaire Internationale de 2013. La femme est loin derrière dans la représentation politique dans la plupart des régions du monde. Des dizaines d'expériences d'avancement dans la participation publique et politique des femmes dans le monde ont démontré les possibilités effectives qu'une femme a pour ne plus être considérée comme une ressource non exploitable pour le leadership. Toutefois la moyenne mondiale est loin d'atteindre les 30% de la masse critique proposée par la Plateforme de Beijing en 1995, vingt ans après.

 


Seuls 32 pays (17 %) ont plus de 30 à 40% de femmes au parlement, 156 pays ( 83 %) ont moins de 30% et seulement deux pays à travers le monde ont plus de 50% de femmes au Parlement (Le Rwanda et l'Andorre ) . 26 des 32 pays qui ont entre 30 et 40% de représentation de femme, utilisent des systèmes de quotas et d'autres formes d'action positive ou de mesure temporaire spéciale (11 avec quota de candidat volontaire par les parties , dont 3 avec sièges réservés et 12 avec des quotas inscrits dans la loi).

 

Le leadership des femmes dans toutes les sphères de leur vie publique dans leur participation politique ont besoin d'un appui réel de la part des partenaires nationaux, d'une solidarité parmi les groupes de femmes, d'un changement de mentalité au niveau de la société. Et surtout de la collaboration des collègues et partenaires hommes. Les Mesures Temporaires Spéciales et les Mesures Antidiscriminatoire pour accroître la participation des femmes aussi bien élus ou participant aux décisions dans les institutions publiques est une stratégie qui a donné des résultats prometteurs dans les États arabes et dans le monde entier.
Après plusieurs années de militantisme continu par les groupes de défense des droits des femmes, la loi électorale en l'Algérie a instauré des quotas parlementaires de 20 à 50 % pour les femmes en fonction de la taille de la circonscription.

Avec un taux de 31,6 % des sièges occupés à l'Assemblée Populaire Nationale, les statistiques placent l'Algérie au 26e rang selon la classification mondiale de l'Union Interparlementaire, devançant ainsi avec la Tunisie les autres pays de la région MENA, devenant la plus forte représentation dans la région arabe.

 

Les élections législatives et locales de 2012, grâce à la loi obligeant la participation féminine, ont permis une percée remarquable des femmes au sein des assemblées élues. La loi organique du 12 janvier 2012 y a grandement contribué. La représentation des femmes à l'Assemblée Populaire Nationale est passée de 8% durant la législature précédente, à 31,6% dans l'actuelle chambre.

 

Aussi et conformément aux recommandations de la Déclaration dAlger issue suite à la conférence de décembre 2013, le PNUD est en passe de mettre en œuvre au courant du second semestre de lannée 2015, un programme de renforcement de capacités des femmes élues au niveau local soit au niveau des assemblées populaires wilayales et municipales.

 

Ces acquis devraient être soulignés, et surtout préservés.
Permettez-moi de conclure en remerciant tous les conférenciers , modérateurs et experts qui ont fait tout ce chemin pour partager avec nous leur inestimable expérience sur les différents sujets que nous allons étudier ensemble.

 

Je voudrais aussi remercier nos partenaires, en l'occurrence le royaume de la Norvège, la Finlande et le royaume Belgique qui appuient nos efforts depuis plusieurs années et qui, grâce à leurs contributions financières nous ont permis d'atteindre les progrès réalisés à ce jour. 

 

Je souhaite beaucoup de succès à nos travaux et j'espère que le dialogue et les échanges continueront d'inspirer d'autres femmes qui viendront après nous.


Merci à toutes et à tous

 

jDe gauche à droite: Mme Maria Del Carmen, Présidente de l'Association Espagnole "Affamar", Mme Awa Cissé Guéye, Vise-Présidente à l'Assemblée du Sénégal, Mme Hafida Benchehida, Membre du Conseil de la Nation; Sa Majesté Mme Gusti Hemas, Reine et Présidente du Caucus des Femmes Parlementaires Indonésie, M. Ould Khelifa, Président de l'APN et Mme Leila Rhiwi, ONUFemmes ©Nassima Benzitouni

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