Mme Cristina Amaral, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Algérie ©Nassima BenzitouniMme Cristina Amaral, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Algérie ©Nassima Benzitouni

Discours de Mme Cristina Amaral, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies en Algérie lors de la Journée Parlementaire sur la Participation Politique des femmes : Défis et Enjeux

10 mars 2015

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Populaire Nationale,

 

Honorables Mesdames les vice-présidentes,

 

Honorables Mesdames et Messieurs, les Sénatrices, Sénateurs et Parlementaires

Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

 

Mesdames et Messieurs les Ministres et représentants du Gouvernement,

 

Mesdames et Messieurs les élus,

 

Chers représentants du monde universitaire et des médias,

 

Chers partenaires,  

Il m’est particulièrement agréable de prendre part à cette journée si particulière où la chambre des représentants du peuple célèbre et promeut la participation politique des femmes et enclenche le débat sur les questions portant sur les enjeux et les défis de cette participation. La question revêt un caractère très important dans le contexte algérien puisqu’elle intervient à mi-chemin entre la première expérience réussie entamée par l’Algérie lors des législatives de mai 2012 et qui s’est traduite par un nombre record de femmes élues. Il est donc très opportun de marquer un arrêt pour voir ce qui a été réalisé et ce qui doit être entrepris en perspectives de durabilité, efficacité et efficience de cette participation politique des femmes.  Je veux avant tout saluer le discours de SE le Président Bouteflika à l’occasion du 8 Mars, et sa détermination et clairvoyance.

 

Sur le plan international et comme l’a souligné Mme l’Administratrice du PNUD, Helen Clark, dans son message à l’occasion de la journée mondiale des femmes (8 mars), « Cette semaine, la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme célèbrera les vingt ans de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing, une initiative mondiale en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes qui a marqué un véritable tournant. L’anniversaire de ce programme visionnaire, adopté lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes en 1995, est l’occasion de faire le point sur les progrès accomplis au niveau international dans la promotion des droits et des opportunités pour les femmes et les filles, tout en réaffirmant nos engagements en faveur de l’égalité entre les sexes.

L’une des plus grandes réussites du Programme d'action de Beijing a été la reconnaissance des droits des femmes en tant que droits humains … le soutien en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes, l’idée que l’égalité des sexes est une composante essentielle du développement, en plus de constituer un droit humain, a fait son chemin. « Vingt ans plus tard, si des progrès ont été enregistrés, des défis restent à relever dans les douze domaines majeurs de préoccupation identifiés dans le Programme d'action de Beijing. Si la parité entre les sexes a été réalisée dans l’enseignement primaire, les taux d’achèvement et la qualité de la scolarité restent relativement faibles à l’échelle du globe. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à détenir des mandats électifs (elles représentent aujourd’hui près de 21 % des parlementaires dans le monde, contre 11 % en 1995), mais la parité est encore loin. Si elles n’ont jamais été aussi nombreuses à faire partie de la population active, les femmes gagnent généralement moins que les hommes dans les pays riches comme dans les pays pauvres. Elles assument une part disproportionnée des taches non rémunérés, ce qui les prive de temps pour des activités gratifiantes comme exercer un travail rémunéré, acquérir de nouvelles compétences ou participer à la vie publique. Si de nouvelles lois protègent les femmes des violences, les violences sexuelles et sexistes perdurent sur tous les continents et dans tous les pays, atteignant des niveaux effrayants dans les zones de guerre ou de conflit. »

Dans le cas de l’Algérie, des progrès considérables ont été enregistrés, et je veux avant tout saluer le Parlement pour avoir approuvé l’amendement du code pénal sur la violence  à l’ égard des femmes. Les Nations Unies regardent l’Algérie comme un Pays phare au niveau des droits des femmes dans le monde arabe et en Afrique, sur la participation politique des femmes, la Déclaration d’Alger issue de la Conférence Internationale organisée en Décembre 2013 par le Parlement et les Nations Unies avec la participation de 20 Pays est aujourd’hui un cadre de référence.

Que ce soit dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la justice …où les taux d’accès des femmes sont très encourageants et pas seulement en comparaison avec les pays de la région, toutefois des défis restent à relever puisque comme vous le savez tous, la participation des femmes au sein des institutions de l’Etat constitue un vecteur de développement et de stabilité. Et tout déficit en termes de représentation des femmes notamment au sein des assemblées constitue un déficit de démocratie. La promotion de la participation politique des femmes dans les assemblées élues, objet de notre rencontre aujourd’hui, passe par un travail de sensibilisation à l’égard des hommes mais des femmes elles-mêmes en vue d’atténuer les effets des obstacles freinant cette participation. Il s’agit entre autres, d’agir sur l’auto-exclusion, la discrimination sociale et juridique et les préjugés sexistes. Et c’est dans ces chapitres que le Système des Nations Unies pourrait contribuer à l’atteinte de ces objectifs à travers des sessions de renforcement des capacités pour les nouvelles élues, l’intégration dans les programmes des partis politiques, des questions liées au genre et à la promotion des femmes, l’organisation de missions d’études et d’échanges pour l’émergence d’une solidarité entre femmes parlementaires.

 

Je veux saluer l’intérêt et le plaidoyer des hommes en faveur de la participation politique, sociale et économique des femmes. Ce n’est que par la pleine réalisation du potentiel des femmes dans la société qu’on pourra collectivement vaincre les défis du développement durable et inclusif pour toute l’humanité.

En Septembre de cette année, l’Assemblée Générale des Nations Unies délibéra sur les futurs Objectifs de Développement Durable. Aujourd’hui 17 objectifs sont proposés, parmi eux continuer la bataille pour l’autonomisation des femmes

La jeunesse Algérienne se prépare aujourd’hui pour hériter d’un pays à potentiel émergent mais qui fait face encore à des défis de développement, surtout dans le domaine de l’emploi, de la productivité économique et de l’accès de la femme aux espaces publics et aux loisirs. C’est avec les jeunes femmes et jeunes hommes que l’ONU veut travailler pour mieux les préparer au futur,  écouter leur voix, et répondre à leurs attentes à travers nos programmes et projets;

  • Le taux de chômage national est de 10,6%, mais plus accentué chez les femmes avec 17.1% en comparaison avec 9.2% chez les hommes.

  • Bien que les femmes représentent 60% des diplômés,  elles ne sont que 20% de la population active. Ainsi dans la tranche d’âge 16-24 ans, le taux de chômage est plus élevé chez les jeunes filles (41.6%) que chez les jeunes hommes (22.1%). Chez les adultes (25 ans et +), le taux de chômage correspond à 6.5% chez les hommes contre 12.9% chez les femmes.

  • Les données statistiques sexo-spécifiques sont très importantes car elles sont  le baromètre des avancées dans l’intégration des femmes dans le monde économique et social, et la réalisation de leurs droits. C’est un domaine dans lequel les Nations Unies peuvent apporter aussi une contribution importante comme sur la méthodologie et les indicateurs globaux.

  • C’est au niveau des élus locaux que se décident les programmes et l’application des politiques publiques avec un impact direct sur la vie des femmes. Ceci est aussi un aspect important de la coopération avec les Nations Unies et nous sommes à votre écoute pour savoir comment est-ce que nous pouvons renforcer notre partenariat.

     

    Les Nations Unies sont fières de leur partenariat avec le Parlement Algérien qui s’inscrit dans la continuité d’action.

Je vous remercie pour votre attention et souhaite plein de succès à notre journée,

 

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