Allocution de Madame Amaral Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies lors du Symposium International de haut niveau dédié à la thématique du « Développement Humain et Société du Bien-Être à l’aune de l’Agenda post-2015»

9 juin 2014

Monsieur le Président du Conseil National Economique et Social,
Monsieur le Président du comité économique et social européen, Madame la Présidente de l’UCESA, messieurs les présidents et représentants des conseils économiques et sociaux
Monsieur Le Secrétaire Exécutif du Groupe des 77,
Excellences Messieurs et Mesdames les Ambassadeurs,
Chers Collègues, Honorables invités


Je suis heureuse d’être avec vous pour prendre part aux travaux de notre important symposium durant lequel nous mettrons ensemble nos connaissances et expériences sur un sujet des plus importants en ce moment à savoir ; le développement humain à l’aune de l’agenda Post 2015, bien sur l’aspect conceptuel que sur les outils méthodologiques et d’évaluation.
Comme le disait Amartya Sen, Professeur d'économie, Université Harvard, Lauréat du prix Nobel d'économie1998 "Le développement humain, en tant qu'approche, repose sur ce que je tiens pour être l'idée fondamentale du développement : à savoir, faire progresser la richesse de la vie humaine, plutôt que la richesse de l'économie dans laquelle les êtres humains vivent, ce qui n'en représente qu'une partie". Ce concept de développent humain est une des contributions jalon du PNUD qui a permis non seulement de repenser l’approche philosophique même mais aussi une approche pratique sur les enjeux du développement basées sur le bien-être et l’équité de répartition de la richesse.
C’est en effet passionnant mais surtout très instructif et utile de débattre des questions liées au concept et aux méthodologies pour mesurer les objectifs futurs du développement durable et à contribuer ainsi significativement à la réflexion sur l’agenda post-2015. Nous avons l’objectif ambitieux de croiser les expériences des pays et des organisations internationales pour un débat enrichissant qui apportera de nouvelles idées à l’agenda Post 2015, que les pays se prêtent à adopter au sein de L’ONU.
Comme vous le savez tous, des consultations nationales sur l’avenir que nous voulons ont été menées, à l’initiative des Nations Unies, dans 83 pays en vue de déterminer les priorités de développement après 2015.
Le processus de consultations mené, par le Système des Nations Unies en Algérie, de janvier à mai 2013 a concerné une diversité de parties prenantes à savoir des représentants de la Société Civile (Jeunes, femmes, militants des droits humains, des personnes handicapés et/malades), des représentants du secteur économique privé et d’organisations patronales, des chercheurs et des universitaires …en recourant à divers moyens de consultations tels les enquêtes terrain, le sondage en ligne, les focus groups..
L’analyse des contributions des participants sur la perception du bien vivre en Algérie et leurs aspirations au-delà de 2015 ont permis de faire ressortir 7 priorités et trois groupes cibles.
Il s’agit en termes de priorité de l’emploi, le logement, la bonne gouvernance et l’état de droit, la paix et la sécurité, l’éducation, la santé et l’accès aux soins ainsi que la cohésion sociale.
Cette contribution constitue un apport indéniable à l’enrichissement de la plateforme au niveau international, qui est lie étroitement au concept et mesure du Développent humain. Tout comme en 2000, la définition des priorités ne peut faire l’économie d’un débat sur les indicateurs et les outils d’évaluation des progrès réalisés.
Pour rappel, en 2000, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la déclaration du millénaire et défini 8 OMD qui ont été assortis de 21 cibles et 60 indicateurs. Ils couvrent toutes les dimensions de la pauvreté : le revenu, l’emploi et la sécurité alimentaire, l’éducation, l’égalité des sexes, la santé, l’environnement, le commerce et l’aide au développement. La date butoir pour atteindre les OMD a été fixée à 2015 (à l’exception de la cible concernant la réduction du nombre de personnes vivant dans les bidonvilles, fixée à 2020). Pendant ces 14 années les pays on fait des efforts pour améliorer le bien-être de leurs populations et par conséquence ont amélioré leur classement dans l’échelle de Développent humain.
Le suivi des avancées donne régulièrement un classement des pays par rapport aux efforts consentis et aux résultats obtenus en matière de développement, et de son impact sur les personnes ainsi que la réduction des inégalités et des disparités tant au niveau des franges de la société qu’au niveau des régions territoriales, dans un même pays.
Ce classement a le mérite notamment de susciter le débat sur le calcul des indices sur la base des données nationales en tentant d’apporter des réponses aux écarts constatés par rapport à rapport mondial.
A ce titre, j’aimerais souligner que le Rapport National sur le Développement Humain (RNDH) élaboré par le CNES est un outil d’évaluation des politiques publiques et par conséquent un instrument de référence pour mesurer l’efficience des efforts consentis par le Gouvernement algérien dans l’atteinte du bien-être de la population.
Une question clé est celle du développement humain dans une approche par les territoires pour mesurer les inégalités de développement reconnues comme un des défis auxquels l’Algérie doit s’atteler.
La territorialisation des indices de Développement Humain démontre un effort méritoire dans l'exercice mené, et constitue un premier pas que l’on se devra d’encourager à plusieurs niveaux.

Aussi, la tenue de ce symposium au regard des objectifs assignés, et en ce moment précis, est plus que louable.
Il constitue une opportunité pour nous tous pour nous interroger et débattre sur des questions très pertinentes à savoir, les défis et enjeux des nouveaux objectifs de l’agenda post 2015, comment seront définis les nouveaux indicateurs et quel lien avec les indices de développement humain, le rapprochement entre les données nationales et celles internationales, les méthodologies de calcul de ces indices, la désagrégation de ces mêmes indices au niveau territoire pour un meilleur ciblage du développement local. L’agenda de ce Symposium est un champ ouvert aux limites de notre imagination de concevoir un futur durable et équitable pour les futures générations.

Le PNUD se félicite d’accompagner le CNES, dans cette réflexion qui se développe au niveau global et je me réjouis de contribuer à apporter vos préoccupations et recommandations au niveau international.
Avant de terminer mon intervention, je ne manquerais pas de remercier toutes les personnes qui se sont investis pour la réussite de ce symposium, à leur tête le Secrétaire Général du CNES, M. Derrar Lehtihet et ses collaborateurs et un mot particulier pour le Professeur Charmes pour sa contribution qui ont permis la réalisation de ce Symposium.


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