Célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

9 déc. 2012

Communiqué de presse

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème.
En 2008, le Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-moon lance la Campagne internationale « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » qui vise à prévenir et à éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles dans le monde entier.
Ainsi, dans le cadre de cette campagne internationale, le Ministère de la Solidarité Nationale et de la Famille et le Système des Nations Unies en Algérie organisent, le Dimanche 09 décembre 2012, une rencontre d’information, de partage d’expériences (Algérie, Espagne, Maroc, Tunisie) et de sensibilisation sur le phénomène de la violence à l’égard des femmes à l’Ecole Supérieure de Journalisme d’Alger (Université Alger 3).
En Algérie, une première enquête réalisée par l’Institut National de la Santé Publique (INSP) sur la période 2002-2003, montre que sur plus de 9000 femmes qui se sont présentées aux services sociaux ou de police pour avoir subi des violences, 40% d’entre elles avaient enduré la violence de leur mari, 16,2% celle d’un voisin, 8,6% d’inconnus et 7,9% de connaissances. Elle a aussi révélé qu’elles avaient un niveau d’instruction moyen et exerçaient une activité rémunérée, facteurs qui expliquent en grande partie leur décision de déclarer les agressions subies. En 2006, elle est suivie d’une enquête nationale de prévalence des violences à l’égard des femmes[1](la première à l’époque dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient). Elle a fait ressortir qu’au sein des Algériennes âgées entre 19 et 64 ans vivant en couple, et qui ont osé déclarer les violences subies, une femme sur 10 subit des violences physiques (a été frappée « plus d’une fois » au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête) ; 2 femmes sur 10 subissent des violences verbales répétées (soit 19,1%) ; De façon plus ponctuelle, et durant les 9 premiers mois de l’année 2011, la Sûreté Nationale enregistrait le décès de 2 femmes tous les mois suite à des violences qu’elles avaient subies[2].
Pour lutter contre le phénomène, le Gouvernement algérien et la société civile, avec l’appui du Système des Nations Unies, ont validé en 2007 une stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes comprenant un plan quinquennal d'action (2007-2011) visant : i) le développement et la mise en œuvre de plans sectoriels de lutte contre la Violence Fondée sur le Genre (VFG) consolidés en plan opérationnel national, ii) l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan de communication / sensibilisation et de plaidoyer, et de mobilisation sociale pour la prévention et la lutte contre la VFG, iii) l’élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie pour la mobilisation de ressources au niveau national et international.
Le mouvement associatif impliqué, depuis longtemps, dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes, a fortement contribué à cet effort en renforçant et en créant des réseaux, pour être plus efficace en matière de plaidoyer pour une prise de conscience de la gravité du phénomène. Tout comme il a contribué à la production de connaissances/données qualitatives et quantitatives et apporté son aide aux victimes. Il s’est mobilisé au cours de ses deux dernières années pour demander en 2012 l’adoption d’une loi définissant clairement et criminalisant les violences faites aux femmes, y compris les violences domestiques.
Par ailleurs, en 2005, le Gouvernement algérien et le système des Nations Unies (UNFPA, UNIFEM et UNICEF) lance un grand projet portant essentiellement sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes à travers l’approche cycle de vie. Il vise le renforcement des capacités techniques et institutionnelles du ministère chargé de la Famille et de la Condition féminine, de ses partenaires gouvernementaux et de la société civile. En 2006 ont été finalisés, entre autres, un état des lieux sur les données et informations concernant la violence, et sa prise en charge, un répertoire national des acteurs intervenant dans le domaine, la mise en place technique pour construire un système d’information sur la violence et l’enquête nationale de Prévalence de la violence évoquée plus haut. Sur la base de ces acquis et des leçons tirées de la coopération passée, un deuxième projet a été signé entre le gouvernement et les deux agences onusiennes, UNFPA et le PNUD visant à contribuer à une meilleure connaissance et compréhension de la violence à l’égard des femmes et à la mise en place de mécanismes opérationnels de protection.
Les efforts du gouvernement et de la société civile dans le domaine de la lutte contre la violence à l’égard des femmes en Algérie se poursuivent et, c’est pourquoi elle a été inscrite dans le Cadre de Coopération Stratégique 2012-2014 signé entre le Gouvernement algérien et le Système des Nations Unies, en juillet 2011.

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