Mise à jour et Evaluation des Programmes Algériens de prises en charge individuelle de détenus

11 juil. 2017

De gche à dte : M. Faycal Bourbala, Directeur de la Recherche et la Réinsertion à la DGAPR, M. Antonio Oleya, Directeur Central au Min. Catalan de la Justice, M. Mokhtar Felioune, Directeur Général de l'Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion et de M. Edwine Carrié, Représentant Résident par intérim du PNUD. photo: PNUD Algérie

Un atelier national portant sur la mise à jour des programmes de prise en charge individuelle de détenus en milieu carcéral, s’est tenu les 10 et 11 juillet 2017 à l’Ecole  Nationale de formation de l’Administration Pénitentiaire sise à Koléa.

C’est dans le cadre du projet « Appui à la réinsertion Sociale des Détenus » signé entre le Ministère de la Justice et le PNUD en 2013, que 86 psychologues issus de plusieurs établissements pénitentiaires à travers l’Algérie ont été formés durant l’année 2016, en vue de prendre en charge de manière ciblée les détenus en milieu carcéral. Les catégories visées par ces programmes étant : les femmes, les mineurs, les toxicomanes, les violents, et les récidivistes.

Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer le retour d’expérience des praticiens de ces programmes et de répondre à leurs préoccupations en tant qu’utilisateurs. Etait aussi attendu de créer un espace d’échange et de partage des meilleures pratiques afin d’identifier les nouveaux besoins.

L’ouverture des travaux s’est déroulée en la présence de Monsieur Mokhtar Felioune, Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), de Mr Edwine Carrie, Représentant Résident par intérim du PNUD en Algérie, de Monsieur Antonio Oleya, Directeur Central au niveau du Ministère Catalan de la Justice et de Monsieur Fayçal Bourbala, Directeur de la Recherche et de la réinsertion à la DGAPR.

Lors de son discours, le Directeur Général, Monsieur Felioune a exprimé sa satisfaction quant à la réussite de ces programmes affirmant : « des détenus acceptent et s’intègrent à ces programmes et la majorité d’entre eux les suivent jusqu’au bout …cela nous encourage à étendre ces programmes à l’ensemble des établissements pénitentiaires de l’Algérie et à intégrer aussi l’ensemble du personnel (médecins, infirmiers,  etc.) à cette nouvelle démarche ». Il a également exprimé sa satisfaction quant à la traduction en arabe des manuels de formations par nos psychologues, permettant ainsi à l’ensemble des parties prenantes de mieux assimiler ces programmes en ne manquant pas d’indiquer que cela sera également partagé avec les pays de la région dans le cadre de la coopération sud sud.

Monsieur Carrie, a quant à lui, félicité l’Algérie : « Les progrès de l’Algérie en matière de prise en charge du détenu ont été vivement applaudis lors du séminaire dédié à la coopération sud-sud tenu le 11 avril dernier. En effet, l’Algérie a été reconnue comme pays dans la région ayant le  mieux priorisé la réinsertion sociale du détenu, et de ce fait ayant largement répondu aux exigences liées au respect des droits de la personne. » Il a également ajouté que : « Le projet «appui à la réinsertion sociale des détenus est une initiative stratégique vu son impact direct sur l’aspect humain, une condition essentielle pour tout changement durable…C’est une démarche qui s’inscrit donc parfaitement dans la logique des objectifs de développement durable du PNUD, les ODD. » Il est également revenu sur le travail en coopération avec les associations dans le cadre du projet : « La collaboration entre le PNUD et le Gouvernement Algérien a également ouvert la porte du monde carcéral aux associations désireuses de contribuer à l’effort de réinsertion des détenus. En effet, plus de 110 associations ont participé à des sessions de formation et de sensibilisation sur la thématique, et certaines ont bénéficié de voyages d’échanges avec des associations reconnues au plan international pour un transfert de savoir-faire. Il est important de poursuivre le travail avec cette société civile appelée à jouer un rôle majeur dans la sensibilisation et l’éducation de nos citoyens, y compris ceux en détention ».

 

Les psychologues de l’Agence Catalane de Coopération et de Développement ont animé les ateliers tout au long de ces deux journées puisque c’est eux même qui ont élaboré et animé les formations de ces programmes depuis 2016. 

Felioune3Formatrices de l'Agence Catalane de Coopération et de Développement
Felioune2Psychologues et Cadre de l'Administration Pénitentiaire