Mission d'Evaluation dans les Parcs Culturels du Tassili N'Ajjer et de l'Ahaggar

31 mai 2017

Une mission d’évaluation des activités du projet «Conservation de la Biodiversité d’Intérêt Mondial et utilisation durable des services écosystémiques dans les Parcs Culturels en Algérie » a eu lieu du 6 au 12 mai 2017 dans deux des cinq Parcs Culturels d’Algérie : le Parc du Tassili N’Ajjer (138 000 km2) du 6 au 9 mai et le Parc de l’Ahaggar (633 887 Km2) du 9 au 12 mai. La délégation était composée de représentants du PNUD, du Ministère de la Culture, du Ministère des Affaires Etrangères et des Unités de gestions centrales et locales du projet. Le programme de la mission était articulé autour de 3 axes : des séances de travails avec les équipes des unités de projet de chacun des deux parcs ; des rencontres avec les autorités locales ; et de déplacements sur terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement et des actions menées par le projet au profit des populations. Lors du 1er jour de la mission, une réunion s’est tenue au siège de l’Office Nationale des Parcs Culturels de Djanet avec l’unité de gestion du projet du Parc Culturel de l’Ahaggar N’Ajjer. Différents exposés ont été présentés à la délégation sur l’état d’avancement du projet dans les sites prioritaires du Parc Culturel du Tassili N’Ajjer, dans les domaines de l’écodéveloppement, de la biodiversité, des zones humides, de la communication et de gestion de la part des ingénieurs et collaborateurs de l’unité de projet locale située à Djanet. Une des activités du projet consiste à l’observation des différentes espèces animales et végétales existants dans les Parcs comme par exemple le suivi de l’état de régénération de l’Acacia. Il faut savoir que l’Acacia est une espèce très prisée dans la région à cause de la qualité de son bois (souvent utilisé par les populations locales pour faire du feu). D’autres activités également consistent à l’observation des mammifères comme la gazelle, le Mouflon ou le Guépard, l’observation des reptiles et avifaunes ainsi que de la flore, cette dernière étant constituée en grande partie par des plantes médicinales ainsi que de plantes endémiques. Le 2ème jour de la mission était consacré à la visite du site prioritaire de Tihoudaine. Après plusieurs kilomètres sur une route escarpée et caillouteuse tout au long du transect de l’Oued de Aharhar, plusieurs rencontres et échanges avec différents bénéficiaires du projet ont eus lieu. Un arrêt au niveau de la Guelta d’Inirdjen (zone humide) a été programmé où une grande variété d’Avifaunes et flores peuvent être observés au niveau de cette Guelta. La mission arriva en fin de journée à la localité d’Afara où d’autres rencontres avec les bénéficiaires ont également été menées. Afin de préserver l’environnement dans lequel vivent ces populations et les impliquer, des activités alternatives à l’exploitation des ressources ont été mises en place. Certains ont bénéficié de panneaux solaires pour la lumière afin éviter l’utilisation de branches d’Acacias ou autres végétaux pour le feu, d’autres de pompes solaires pour pouvoir remonter l’eau des puits, d’autres de broyeurs et de cheptels de caprins pour l’élevage. Après une nuitée dans la localité d’Afara, la mission a continué sa route pour se rendre à Tamanrasset où se situe le 2ème Parc Culturel de l’Ahaggar. Le lendemain, une réunion de travail, cette fois-ci en présence du personnel de l’Unité de Gestion locale du Parc de l’Ahaggar s’est tenue avec des présentations sur l’état d’avancement de leurs activités (écodéveloppement, biodiversité, zones humides etc) dans le cadre du projet. Le jour suivant, une deuxième visite de terrain a été effectuée cette fois-ci dans le site prioritaire de la Taessa dans la localité de Terhenant où des rencontres avec les bénéficiaires de pompes solaires pour puits ont également étaient programmées A quelques encablures, dans la localité de Taguermert haute une rencontre s’est tenue avec des bénéficiaires composées d’un groupe de bergères ayant été dotées d’un appareil photo leur permettant lors de leur déplacement quotidien de photographier toutes les espèces animales ou végétales qu’elles seraient susceptible de rencontrer sur leur chemin. Ces photos, une fois récupérées par l’Unité de Gestion, permettront à ces derniers d’inventorier toute la variété de faune et flore existantes dans la région. Ce groupe de bergères avaient bénéficié au préalable de sessions de formation sur l’utilisation d’un appareil photo. Dans la localité de Taguemert basse, une visite des bénéficiaires ayant été dotée de caprins et de broyeurs a été également effectuée. Cette mission de suivi des activités a permis aux membres de la mission de s’enquérir des conditions réelles de mise en œuvre des activités du projet et d’évaluer l’efficacité de la mise en place de ces moyens, leur état d’entretien, l’impact du projet sur la qualité de vie des populations locales et leur degré de compréhension et sensibilisation sur l’importance de la préservation de l’environnement dans lequel ils vivent. Cette visite de terrain a également permis aux membres de la délégation de prendre conscience de l’immensité des territoires qui caractérisent les Parcs Culturels. Pour rappel, le projet «Conservation de la Biodiversité d’Intérêt Mondial et utilisation durable des services écosystémiques dans les Parcs Culturels en Algérie » est un projet de coopération qui a été signé en octobre 2012 entre le Ministère de la Culture et le Programme des Nations Unies pour le développement et financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Il couvre 5 Parcs Culturels (Parc Culturel du Tassili N’Ajjer, le Parc de l’Ahaggar, le Parc de l’Atlas Saharien, le Parc de Touat Gourara Tidiket, le Parc de Tindouf ) d’une superficie totale de 937 430 km2.

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