La participation de la société civile au processus de

réinsertion des détenus

 

La réforme du secteur pénitentiaire en Algérie, soutenue par le PNUD, accorde une large place  au travail de réinsertion des détenus, encore trop négligé par l’administration pénitentiaire ces dernières années.

 

Mr Ahmed Bensaada, Directeur des études au niveau de l’administration pénitentiaire du ministère de la justice et coordinateur national du projet modernisation du secteur, affirme aujourd’hui: « Notre souci majeur est la réintégration du détenu, reconstruire cette personne pour qu’elle devienne un élément positif dans la société ».

Pour garantir le succès de cette opération, la société civile s’associe au travail des institutions. Le point de départ de cette coopération, un forum en novembre 2005, sur « le rôle de la société civile dans le processus de réinsertion des détenus » a regroupé une soixantaine d’associations et d’ONG particulièrement intéressées par le projet et conscientes de l’enjeu en cause, notamment s’agissant de la baisse de la probabilité de la récidive.

 A partir de cette date, la mise en place des actions a pu commencer, une première phase a permis de déterminer quels partenariats allaient être créés avec quelles associations selon leur centre d'intérêt.

Deux types de réalisations novatrices ont été créées: un travail au sein même des établissements pénitentiaires qui ont ouvert leurs portes aux associations en respect avec les impératifs de sécurité en milieu carcéral, et un travail post pénal avec, par exemple, la création de centres d'accueil ou de formations.

 

L'association "Scout Musulman Algérien" (SMA) est l'exemple d'une parfaire coopération entre le PNUD et la société civile. Le SMA a été choisi notamment en raison de son expérience et de son emprise sur les mineurs et les jeunes. Cette association a mis en oeuvre des activités à l'intérieur des établissements pénitentiaires, comme la commémoration des fêtes religieuses, la participation à des colonies de vacances ou à des travaux de volontariat.

 On remarque en fait que le choix d'ONG d'horizons variées permet la non stigmatisation des détenus et qu'au terme de ce programme, le détenu trouve enfin un relais efficace pour l'entourer et l'aider dans la phase la plus importante du processus de réinsertion qu'est le retour vers la société.

 

Les résultats observables sur la fiche projet « Appui à la modernisation du secteur pénitentiaire » permettent de conclure que la participation de la société civile à la réinsertion des détenus a permis :

d’une part, à la société d’accorder une plus grande attention à la compréhension du détenu en apportant une participation active au projet

 

d’autre part, de diminuer le taux de récidive et d’augmenter le taux de réussite du processus de réinsertion.

 

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