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Réduire l'extrême pauvreté et la faimLa question de
la pauvreté a pris une dimension importante dans la société algérienne,
suite au changement du système économique amorcé à la fin des années
quatre vingt et à la crise multidimensionnelle qu’a vécue le pays au cours
des années quatre vingt dix en particulier.
Cette Conférence a permis l’adoption d’une stratégie nationale, fixant des buts à atteindre et mettant en place les mécanismes opératoires y afférents, s’inscrivant ainsi dans l’objectif premier du pacte du millénaire pour le développement. La lutte contre la pauvreté est intégrée dans une vaste stratégie de solidarité nationale avec une vision renouvelée de développement humain et de participation active des citoyens.
Pour relever ce défi, l’État Algérien déploie une politique à plusieurs paliers complémentaires identifiés comme suit :
C’est au niveau de ce troisième palier que se situe la création des emplois d’attente constitués par les dispositifs ci-après :
Aide sociale de l’État L’Allocation forfaitaire de solidarité • La prise en charge spécialisée en milieu institutionnel • Prise en charge des enfants assistés, des personnes âgées et des handicapées Actions de Solidarité nationale : Ces actions qui s’exercent envers les populations démunies s’articulent autour des axes suivants: Solidarité scolaire (Octroi de trousseaux scolaires, Transport scolaire, Les cantines scolaires) ; • Opération Ramadhan : ouverture de restaurants au profit des familles démunies, des sans domicile fixe ainsi que par la livraison à domicile de couffins ou d’aides financières; • Solidarité en direction des sans domicile fixe ; • Aide au logement; • Financement de projets à caractère social et humanitaire. DEFIS ET ENJEUX Les progrès réalisés au cours des dernières années en termes de réduction de la pauvreté monétaire générale et de quasi éradication de la pauvreté extrême doivent être consolidés et élargis. Dans ce cadre, les défi s à relever sont : • L’éradication totale de la pauvreté extrême à court terme ;• La poursuite de l’effort de réduction des inégalités entre les couches de population et entre les régions. A cet effet, le programme complémentaire de soutien à la croissance 2005-2009 permettra la mobilisation d’importantes ressources orientées vers l’amélioration du niveau de vie et dont il faudra optimiser l’utilisation. Un progrès substantiel doit être, en particulier, réalisé dans l’identification des populations les plus pauvres et dans la mise en cohérence des nombreux programmes de lutte contre la pauvreté et dans leur efficacité;• La sauvegarde et la promotion de la solidarité sociale, démarche susceptible de favoriser une implication plus élargie de la population à la prise en charge du phénomène de pauvreté, à travers notamment le renforcement du partenariat avec la société civile (ONG, groupes d’intérêt) et le secteur privé ;• La prise en compte du caractère multidimensionnel de la pauvreté, en vue d’éviter toutes formes d’exclusion et de marginalisation.RESSOURCES A MOBILISER Sur le moyen terme, la volonté politique de progresser de façon significative dans le développement humain en général est adossée à une réservation de ressources budgétaires à la mesure des défi s présents et futurs. Le développement économique attendu constituera cependant la source privilégiée d’amélioration de la situation socio économique des ménages. Le recours à l’aide publique au développement, pour ce qu’elle offre comme assistance technique à la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation de projets de lutte contre la pauvreté ainsi que dans le renforcement des capacités nationales de maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage des politiques sociales, reste une voie qu’il faudra exploiter au mieux. CAPACITES DE SUIVI Les pouvoirs publics ont toujours accordé le plus grand intérêt à la connaissance du phénomène de pauvreté, en particulier au cours de ces dernières années. Cela ressort notamment , de la multiplication d’études et enquêtes socio-économiques consacrées au sujet (études et monographies à la base des programmes spéciaux de développement des différentes régions du pays, plans et programmes de développement, enquêtes démographiques, enquêtes de consommation de 1968, 1988 et 2000, enquête sur le niveau de vie en 1995, actualisation de la carte nationale de la pauvreté initiée avec le concours du PNUD, etc.).De même, un renforcement des capacités institutionnelles d’études s’est opéré, à travers notamment ; la mise en place d’un observatoire de l’emploi et de la pauvreté auprès du Ministère de l’Emploi et la Solidarité Nationale ; • la formation de cadres de différents organismes et Administrations sur les techniques les plus avancées de mesures et d’analyses de la pauvreté. |
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